vendredi 29 mai 2009

les grandes guerres

1946, automne allemand


Résumé : Berlin, Hambourg, Munich, Hanovre : un an et demi après la défaite de l'Allemagne, et à la veille des premières élections démocratiques organisées par les Alliés, le jeune écrivain suédois Stig Dagerman (l'auteur du célèbre texte «Notre besoin de consolation est impossible à rassasier») parcourt le pays en reporter. Le spectacle désolant qui s'offre à lui et qu'il consigne dans ses carnets l'amène à s'interroger sur la notion de responsabilité collective. Quels que soient les crimes commis, doit-on punir tout un peuple sans distinction ? Pour éradiquer le nazisme et restaurer la démocratie, fait-on ce qu'il convient ? La justesse de ses observations, son étonnante lucidité politique et ses incontestables talents d'écrivain font du jeune Suédois un témoin incomparable de cet automne allemand.


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Apocalypse : la Deuxième Guerre mondiale


Résumé : En 1941, Hitler est forcé d'admettre que la Luftwaffe et la Kriegsmarine ne parviennent pas à faire fléchir la Grande-Bretagne. Alors que le maréchal Pétain engage la France dans la collaboration, Churchill tient bon. Le 22 juin, Hitler se tourne alors vers le continent. Il rompt le pacte germano-soviétique et attaque l'Union soviétique. La Wehrmacht lance l'opération «Barbarossa» avec une brutalité sans précédent. L'objectif fixé par Hitler est d'exterminer les Slaves. Pris de court, Staline initie la politique de la terre brûlée. Disposant d'une supériorité technique et tactique avérée, les troupes du Reich progressent de façon spectaculaire, jusqu'à ce que l'hiver russe ne change la donne.




Apocalypse : la Deuxième Guerre mondiale - L'embrasement


Résumé : 7 décembre 1941. L'aviation nippone attaque la base américaine de Pearl Harbor, à Hawaii. En réaction, le président Roosevelt déclare la guerre au Japon. En moins de six mois, le Japon conquiert la moitié du Pacifique. De l'autre côté du globe, dans l'océan Atlantique, les U-Boot allemands coulent de plus en plus de navires alliés qui ravitaillent la Grande-Bretagne, au bord de l'asphyxie.En guise de réplique, Churchill ordonne le bombardement de l'Allemagne. La population allemande commence à mesurer les conséquences de la politique d'Hitler. Le régime nazi s'enfonce dans une démence meurtrière : lors de la conférence secrète de Wannsee, il met en place la «solution finale». Partout en Europe, commencent alors les grandes rafles de juifs.




Apocalypse : la Deuxième Guerre mondiale - L'éತು


Résumé : Malgré de lourdes pertes, les Russes résistent à Stalingrad. Parallèlement, dans le désert d'Egypte, la Grande-Bretagne arrête l'avance de la Wehrmacht à El-Alamein. En France, Hitler envahit alors la zone libre pour contrôler le littoral méditerranéen du continent. Après la défaite de Stalingrad, les nazis entraînent l'Allemagne dans une guerre totale. Les Alliés débarquent en Sicile. Mussolini est arrêté mais Hitler organise son évasion et recrée un état fasciste dans le nord du pays. Alors que l'étau se resserre autour des forces de l'Axe en Europe, les Alliés affirment une nouvelle exigence : la reddition sans conditions de l'Allemagne, de l'Italie et du Japon.




La Chute


Résumé : Retranché dans son bunker de Berlin, Adolf Hitler voit ses armées accumuler les défaites sur le front. Les Soviétiques approchent dangereusement de Berlin. Les Américains font de même de leur côté, espérant ainsi devancer leurs alliés stratégiques. Ce mois d'avril 1945 a un goût amer pour le dictateur, qui voit ses rêves insensés s'écrouler. Autour de lui, sa garde rapprochée et sa secrétaire particulière attendent l'inévitable reddition. Dans ce contexte, Hitler prend des décisions militaires irréalistes et ne fait qu'aggraver pour ses troupes une situation déjà perdue. Hitler envisage de se supprimer. Le moment fatidique approche








Tora ! Tora ! Tora !


Résumé: La Seconde Guerre mondiale ravage le monde. A bord du porte-avions japonais Akagi, puis chez le Premier ministre, l'amiral Yamamoto, commandant en chef des forces navales, tente de persuader les responsables de son pays que le centre nerveux de la flotte américaine, Pearl Harbor, doit être détruit. Aux Etats-Unis, très peu de militaires et d'hommes politiques croient à une intervention nippone. Seul le lieutenant-colonel Rufus Bratton, du service de contre-espionnage, s'efforce de convaincre ses supérieurs qu'une attaque japonaise est imminente. C'est que le service du chiffre est enfin parvenu à décoder les messages secrets adressés par l'ennemi à l'ambassade nippone de Washington, interceptés grâce à un radar très perfectionné installé avec beaucoup de difficultés. Mais les dirigeants militaires américains restent sceptiques, malgré l'éविदेंस



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L'attentat contre Hitler - 20 juillet ೧೯೪೪


Le déroulement de l'attentat manqué et les motivations des conjurés mis en lumière grâce à des scènes de fiction, des archives et des témoignages. Un documentaire rigoureux, qui tente de faire la part du mythe et de la réalité. Le plus célèbre, parce que le plus sérieux, des complots fomentés sous le IIIe Reich contre Hitler devait se concrétiser le 20 juillet 1944 par un attentat suivi d'un coup d'État. Les membres de la conspiration venaient de différentes couches de la population, mais la plupart étaient des militaires de haut rang, dont un Generalfeldmarschall. Le comte et colonel Claus Schenk von Stauffenberg, qui déposa une serviette remplie d'explosif à proximité du Führer, en fut la figure centrale. Le dictateur put échapper à la mort, grâce à l'épaisseur de la table sous laquelle était placée la bombe, qui avait été en outre éloignée de lui par un aide de camp. Quatre personnes, parmi les vingt-quatre présentes, furent tuées. Deux cents furent ensuite arrêtées et exécutées pour avoir participé au complot. Dressés contre l'infamieCet attentat manqué est ici rigoureusement retracé grâce à des documents d'archives, des entretiens avec des témoins de l'époque et des scènes rejouées dans les lieux décisifs du complot. Le documentaire s'efforce aussi de faire la part des choses entre les faits et les mythes qui se sont construits au fil du temps. Au coeur du complot : des hommes, officiers pour la plupart, décidés à agir, certains mus par leurs convictions antinazies, d'autres parce qu'ils estiment qu'il est de leur devoir d'arrêter une guerre déjà perdue pour épargner des vies, tant civiles que militaires. Parmi eux, le colonel Henning von Tretsckow, un des cerveaux de l'opération : "Nous devons le faire, même si nous ne réussissons pas et que nous y passons tous. Car il ne faut pas que l'on puisse dire plus tard : personne ne s'est dressé contre cette infamie." Trop isolés et jouant de malchance, ces officiers échoueront et payeront leur engagement de leur ವಿಎ


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D-Day, le jour le plus long


Le 6 juin ౧౯౪౪ est resté dans l'Histoire comme le jour J, le D-Day pour les Alliés। Ce film raconte l'incroyable histoire de ce que Cornelius Ryan a appelé «le jour le plus long» et qui fut marqué par la plus grande invasion de tous les temps। Le débarquement a été préparé longtemps à l'avance et fut précédé de missions secrètes d'entraînement et d'actes héroïques de toute sorte। A travers des images extraites des grands films d'action s'inspirant du jour J et grâce aux techniques de pointe utilisées pour les documentaires, le réalisateur fait revivre avec précision cet événement capital, depuis sa préparation jusqu'à l'arrivée des troupes sur les côtes normandes...



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Les enfants-soldats de la Seconde Guerre mondiale


Résumé : Adolescents, parfois presqu'enfants, ils ont participé aux combats de la Seconde Guerre mondiale. Gregor Dorfmeister, engagé à 15 ans en Bavière pour ralentir l'avancée des troupes alliées, ne devra la vie qu'à la fuite. Jean Rispal, de son côté, a pris les armes pour la première fois de sa vie en participant aux combats de rue de la libération de Paris. Quelqu'un est-il tombé sous ses balles ? Aujourd'hui encore, il préfère ne pas connaître la réponse. Comme lui, et qu'ils aient été en France ou en Allemagne, en Pologne ou en Russie, les enfants-soldats enrôlés à la fin de la guerre n'ont souvent passé que quelques jours ou quelques semaines au combat. Mais le souvenir de ce qu'ils y ont vu, et surtout de ce qu'ils y ont fait, ne les a pas quittés.




La forteresse assiégéé


Comment les soldats de l'armée de Napoléon III ont soutenu le siège de la forteresse de Bitche, durant la guerre de 1870. Une passionnante réflexion sur la guerre, un "roman télévisuel" avec Patrick Mille, et la participation de François Cluzet et Virginie Ledoyen. Rescapé des premières batailles de la guerre franco-prussienne de 1870, le soldat Charles-Henri Mondel (Patrick Mille) se réfugie dans la citadelle de Bitche, la dernière place forte française à résister aux troupes prussiennes. Là, s'adressant à la caméra à la manière d'un reporter de guerre contemporain, il devient notre témoin, nous faisant vivre ce que les hommes ont enduré pendant ce conflit meurtrier. Près d'un siècle et demi plus tard, abandonnant son uniforme de soldat, Patrick Mille revient sur les champs de bataille, dans les palais où se rencontraient Napoléon III, Bismarck et Guillaume Ier, dans la forteresse de Bitche, pour enquêter auprès d'historiens français, allemands et américains, de stratèges et de philosophes sur les raisons profondes de cette guerre - la première des trois qui mettront face à face la France et l'Allemagne avant que la paix s'impose enfin et que l'Europe se concrétise. Comment penser la guerre ? La forteresse assiégée repose sur un croisement permanent entre fiction et documentaire. La voix de la guerre, dans ce qu'elle a de plus violent, se fait entendre à travers les paroles de soldats français et allemands, tirées de leurs correspondances et de leurs journaux. Pour reconstituer les batailles de 1870 et le siège de Bitche, Gérard Mordillat a fait appel aux gens de la région, qui ont participé avec enthousiasme. Ces acteurs non professionnels jouent aux côtés de Patrick Mille, tour à tour soldat dans les scènes de guerre et enquêteur contemporain interrogeant chercheurs et historiens. Croisant sans cesse reconstitutions et analyses, mémoires et perspectives, batailles et réflexions, La forteresse assiégée a pour ambition de s'interroger sur : comment penser la guerre ? Gérard Mordillat, son réalisateur, explique : "J'ai senti qu'à partir d'une histoire locale, Bitche, je pouvais élargir mon propos à une histoire nationale, le conflit de 1870 ; à une histoire internationale, les relations franco-allemandes ; et à une histoire mondiale (...). Selon Cocteau, un film doit être 'un objet difficile à ramasser'. Je crois que La forteresse assiégée est de cette nature. Pour moi, c'est un roman télévisuel qui charrie dans le cours de son récit de l'histoire, de l'analyse, de l'interrogation, de la philosophie, de la stratégie. (...) La forteresse assiégée n'est pas un film sur la guerre de 1870, c'est un film sur la guerre. Il me paraissait indispensable d'amener le spectateur jusqu'à aujourd'hui. Si l'horreur de la guerre est une horreur historique, c'est aussi une horreur contemporaine. La guerre de 1870 était un 'coin' parfait pour fracturer le discours stratégique, pour nous forcer à l'entendre, à y réfléchir


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Nuremberg : les nazis face à leurs crimes


Le procès de Nuremberg vu de l'intérieur. Un travail d'historien unique qui met en lumière des aspects peu connus de l'événement et lui redonne toute sa force. Le 20 novembre 1945 commence au palais de justice de Nuremberg le premier procès intenté par une instance judiciaire internationale. Sur le banc des accusés : vingt-quatre responsables politiques, militaires et économiques du IIIe Reich. Les audiences se succèdent pendant dix mois jusqu'aux condamnations prononcées contre la majorité des accusés. Montage des principaux moments du procès, ce film place le téléspectateur au coeur du tribunal, montre le déroulement de la procédure et analyse la façon dont la justice a appréhendé des crimes auxquels elle n'avait jamais été confrontée auparavant. Nouveaux crimes, nouveau procèsLe procès de Nuremberg fut un premier pas essentiel vers l'élaboration d'une justice pénale internationale. Ses procureurs furent amenés à forger un nouveau chef d'accusation, celui de "crime contre l'humanité", et un nouveau terme, celui de "génocide". Le film montre comment la construction juridique prévue par Robert Jackson, procureur général pour les États-Unis, se trouva infléchie par la nature des crimes et insiste aussi sur la mise en scène : les séances furent filmées et des montages projetés par l'accusation lors des audiences. Il s'agissait alors moins d'informer l'assistance des horreurs commises que de placer les accusés face à l'évidence de leur monstruosité.


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Été 1939


À l'été 1939, on profite du beau temps en ignorant la politique et les prédictions pessimistes. Images d'un quotidien qui va basculer, dans une Europe au bord du suicide. L'été 1939 est brûlant. On se bouscule sur les plages d'Europe. Les gens veulent vivre et aimer, travailler et s'amuser. Dernière saison en temps de paix, qui s'achève le 1er septembre par l'invasion de la Pologne, l'événement marquant le début de la Seconde Guerre mondiale. Saison d'insouciance ou de peur ? La réponse n'est pas tranchée car les souvenirs de cette période sont aussi variés que les systèmes politiques des pays européens. Si nulle part on ne peut ignorer les indices de la catastrophe qui s'annonce, le comique britannique Denis Norden se rappelle un été de frivolité, durant lequel il n'avait en tête que "les filles et la musique". Les souvenirs du critique littéraire Marcel Reich-Ranicki, qui vit à l'époque en Pologne et voit nombre de ses compatriotes prendre le chemin de l'exil, sont plus sombres. Écrivains, cinéastes, psychanalystes, chimistes ou comiques racontent tour à tour leur dernier été d'innocence. À l'aide d'archives étonnantes et de nombreux témoignages - interviennent également dans ce film l'écrivain Pierre Daix, la poétesse et résistante Madeleine Riffaud ou le cinéaste Andrzej Wajda -, ce documentaire construit une mosaïque de l'histoire de l'Europe à la veille de la catastrophe.


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Été 1939




Mystères d'archives


Des enquêtes historiques à partir des images d'archives du XXe siècle. Ce soir, les dessous de l'un des plus grands scoops de l'histoire. Le 6 mai 1937, les cameramen de quatre sociétés de news attendent à Lakehurst, près de New York, l'arrivée du fameux dirigeable allemand long de 110 mètres। Il approche et explose devant eux juste avant que la nuit ne tombe। Que faisaient là ces quatre hommes ? Que sont devenus leurs scoops ? Pourquoi la France et la Grande-Bretagne avaient-elles interdit au Hindenburg le survol de leurs territoires alors qu'il était le bienvenu aux États-Unis ?




Mon Colonel


Entre hier et aujourd'hui, une dénonciation des actes de torture perpétrés par l'armée française en Algérie, à travers le destin d'un jeune engagé, sur un scénario de Costa-Gavras et de Jean-Claude Grumberg. Paris, dans les années 1990. Le colonel en retraite Raoul Duplan est retrouvé mort chez lui, une balle dans la tête. Confiée à une jeune femme officier, le lieutenant Galois, l'enquête tourne en rond jusqu'à l'arrivée d'un courrier anonyme : "Le colonel est mort à Saint-Arnaud." Peu à peu, la jeune femme reçoit, toujours par courrier, les morceaux du puzzle, avec les pages d'un journal intime.Algérie, 1957. Le jeune Guy Rossi, licencié en droit, a devancé l'appel sous les drapeaux par dépit amoureux. Aide de camp du colonel Duplan qui commande la garnison de Saint-Arnaud, dans l'est du pays, Rossi veut se rendre digne de la confiance que l'on place en lui. Témoin des agissements de l'armée française après le vote des pouvoirs spéciaux par l'Assemblée nationale, il écrit : "Aucune mesure, même celles contraires aux grands principes de notre droit, n'est à écarter." Une position qui mènera Rossi et Duplan à leur perte, l'un en Algérie, l'autre quarante ans plus tard en France. Les silences de la grande muetteEntre 1957 et 1995, entre le passé militaire douteux d'un sous-lieutenant, révélé par des lettres anonymes et, quarante ans après, le désarroi des autorités françaises prêtes à tout pour étouffer un scandale qui resurgit, Mon colonel raconte l'éternel combat entre la conscience d'un individu et son devoir d'obéissance. Quand le jeune Rossi comprendra l'horreur de la "sale guerre", il sera trop tard... Un premier film sobre et juste au coeur de l'institution militaire, porté par l'interprétation sans faute d'Olivier Gourmet, Robinson Stévenin et Cécile de France.




La fin de la Nouvelle-France


Résumé : Le 13 septembre 1759 : dans les plaines d'Abraham, aux portes de la ville de Québec, deux empires, deux armées, se font face. Au bout de quinze minutes, le marquis de Montcalm et le général Wolfe, commandants des deux factions ennemies, gisent, mortellement blessés, parmi des centaines de soldats – Anglais, Français, Américains, Canadiens, Iroquois et Ecossais. Ce jour-là marque le tournant de la guerre de Sept Ans (1756-1763). La France perd le contrôle de Québec, donc de la navigation sur le fleuve Saint-Laurent, et abandonne ainsi le contrôle de l'Amérique du Nord aux Britanniques. Cette fresque reconstitue le quotidien des Canadiens français d'alors et leur réaction face à la défaite.


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La guerre des Six Jours


Traumatisme indélébile pour les Arabes, victoire empoisonnée pour Israël, la guerre des Six Jours constitue un tournant majeur dans l'histoire du Moyen-Orient. Quarante ans après, décryptage minutieux du conflit et de ses conséquences. 1. Le bruit des armes 14 mai 1967. Nasser est informé par les Soviétiques qu'Israël s'apprête à attaquer la Syrie dans les prochains jours. Ayant conclu un pacte avec Damas, le raïs entreprend de dissuader ses voisins israéliens par des mouvements de troupe. Bientôt piégé par son image de figure providentielle du monde arabe, Nasser ne peut éviter l'engrenage. En face, moins charismatique, Levi Eshkol, Premier ministre et ministre de la Défense israélien, doit lui aussi répondre à la pression de son opinion. Les Arabes sont convaincus de la victoire, a fortiori depuis le ralliement de la Jordanie. De part et d'autre, la propagande accroît les tensions, alors que les forces de l'ONU sont priées par l'Égypte de déserter la frontière. Les réfugiés palestiniens, eux, se prennent à rêver d'un retour chez eux. Infernale spirale Mêlant habilement images d'archives et nombreux entretiens, le film, tourné en Israël, en Égypte, en Syrie et en Jordanie, retrace avec précision l'enchaînement des faits et les stratégies imaginées de part et d'autre pour ne pas perdre la face. En filigrane, le récit croise les portraits de Levi Eshkol et de Nasser, des hommes au tempérament opposé mais qui échoueront l'un et l'autre à maîtriser le destin de leur pays. Une manière de souligner la confusion entretenue par la propagande et l'influence des grandes puissances dans ce tournant de l'histoire du Moyen-Orient. L'amertume qui émerge des témoignages, dont plusieurs inédits, montre combien, depuis quarante ans, cette guerre n'en finit pas de hanter les mémoires. L'impérieuse victoire du petit État d'Israël et l'indélébile humiliation des peuples arabes marquent surtout le terme cruel d'un rêve panarabe et le début de la spirale infernale de violence dans la région. Occupation, désespoir palestinien, terrorisme, représailles : l'impasse perdure.




La guerre des Six Jours




Hitler et Mussolini


Quartier général d'Hitler, le 20 juillet 1944. Le Führer raccompagne Mussolini au train après la visite-éclair qu'il vient de lui rendre. Qui connaît un peu cette période de l'histoire sait que «l'amitié» entre les deux hommes était teintée de beaucoup d'ambiguïté. Des images d'archives officielles et privées permettent d'analyser leurs relations et d'en suivre l'évolution, entre rivalité et alliance stratégique. A travers la chronologie des événements, ce documentaire s'attache à répondre à deux questions centrales : Hitler aurait-il accédé à des pouvoirs aussi étendus sans le modèle du fascisme italien ? Et inversement, les rêves de puissance de Mussolini auraient-ils été viables en dehors de l'axe Rome-Berlin ?


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